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-ve, le nouvel EP “danky” et pétillant de Kevin Mark

Pour son septième EP, Curiosity Music accompagne le jeune DJ et producteur irlando-néerlandais Kevin Mark. Groovy, hypnotiques et funky, les trois titres offerts par l’artiste ont de quoi faire monter l’effervescence sur les dancefloors. Un style techno-minimal unique qui a inspiré son ami et voisin Joop Junior, mais aussi le duo japonais SUDO pour leurs remixes du deuxième track, Escapism. Quelques jours après la sortie de -ve, le 22 mai, l’artiste livre quelques confidences.

 

CURIOSITY MUSIC : Comment tout a débuté pour vous? Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur votre implication dans l’univers des musiques électroniques?

KEVIN MARK : J’ai commencé à étudier la batterie au conservatoire de Rotterdam à l’âge de dix-huit ans, puis je me suis dirigé vers le Djing en 2003. Après plusieurs années à jouer dans des clubs, j’ai ressenti le besoin de créer ma propre musique. Par ses aspects sonores et polyrythmiques, produire de la techno était une évidence pour moi.

 

C.M. : Comment décririez-vous votre style?

K.M. : L’essentiel est qu’on apprécie mes sons pour le bon groove qu’ils dégagent. Je mets un point d’honneur à transmettre ma volonté de faire danser les gens dans mes productions. Je dirais que mon style est à la fois sombre et funky ou «danky» comme j’aime le décrire. Au cours de mes DJ sets, je varie les styles. De la techno brute à la minimal en passant par la tech-house, peu m’importe l’approche musicale qu’on m’attribue du moment que le groove est au rendez-vous. Et puis, chaque soirée est différente, donc il faut savoir s’adapter.

 

C.M. : Dans quelles conditions avez-vous produit ces nouveaux tracks?

K.M. : J’ai tendance à travailler lentement et selon une certaine philosophie. Pour moi, les sons doivent se former de manière organique et naturelle. Je refuse de sortir des tracks qui n’auront pas atteint tout leur potentiel. Il m’a fallu plus ou moins douze mois pour créer mes derniers titres. J’ai pour habitude de produire des sons, puis de les laisser mûrir afin d’être sûr qu’ils soient au point et qu’ils résonnent toujours aussi bien dans ma tête quand je les réécoute après un certain temps. J’ai utilisé une station audionumérique (DAW), mais aussi un processeur de signal numérique par touches (DSP). Mon intention était de garder un contact avec l’instrument, donc la plupart de l’automatisation n’est pas traitée avec une simple souris, mais enregistrée avec un coup de main précis sur les commandes de mon régulateur de sons MIDI. L’ensemble de mon travail a été produit chez moi, dans mon petit studio de La Haye.

 

C.M. : Y a-t-il un ou des messages cachés dans cet EP?

K.M. : S’il y en avait et si je les divulguais, ils ne seraient certainement plus secrets! Mon conseil est d’écouter ces tracks avec attention et d’y prendre tout ce dont on a besoin à ce moment-là. Et pourquoi pas se laisser transporter quelque part où l’on n’est jamais allé auparavant.

 

C.M. : Vous avez déjà produit un remix d’un des titres de Joop Junior. Sur cet EP, il remixe à son tour l’un des vôtres. Comment vous êtes-vous rencontrés et de quelle manière est née votre amitié musicale?

K.M. : Nous venons tous les deux de la même ville, donc le contact s’est opéré naturellement. C’est surtout notre amour de la musique et nos prestations sur scène qui nous ont réunis. Joop est un mec drôle et généreux doté d’un fort tempérament et d’une énergie stimulante qui l’amène à créer des sons stupéfiants. Ces qualités et ce savoir lui sont propres et m’inspirent. Le remix de -x-=+ était un projet entre potes, plutôt fun dans le sens où il a créé le buzz. Cependant, ni mon remix, ni le titre original de Joop ne sont jamais officiellement sortis. Nous nous entendons très bien. Cette bonne humeur me semble être une base solide pour créer de la bonne musique!

 

C.M. : Êtes-vous déjà venu en France et avez-vous profité de sa scène techno et house ? Percevez-vous une différence notable avec la scène néerlandaise?

K.M. : Pour être honnête, je n’ai fréquenté que quelques clubs en Provence, et ce n’était pas très techno, donc je suis incapable de dresser une comparaison fiable. Cela étant, je reste admiratif de la musique électronique produite en France. Il y a des classiques absolus et encore aujourd’hui, de grands noms comme Paul Ritch, Technasia et Julian Jeweil continuent à produire des sons incroyables.

 

C.M. : Parallèlement à votre collaboration avec Curiosity Music, quels sont vos autres projets en cours?

K.M. : Produire des tracks et créer des sons est une quête perpétuelle. À ce jour, mon objectif est de m’approcher au plus près du rythme parfait.

 

Avant de retrouver prochainement Kevin Mark sur la scène française, on vous laisse vous délecter des titres de son nouvel EP.