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John Haden livre sa version de «Greedy»

Le 27 février, Curiosity Music a publié son cinquième EP, Curiosity, produit par les Français Swann Decamme, fondateur du label, et Mark Howls. Après l’entretien croisé des deux auteurs, qui évoquent leur rencontre, leur processus créatif et la naissance des deux titres de cet EP, Curiosity et Greedy, il est temps de s’intéresser à John Haden, l’un des deux remixeurs de cette sortie avec Stiv Hey.

 

Établi près de Zurich en Suisse, pays dont il est originaire, Silvan, de son vrai nom, n’en est pas à son coup d’essai puisque ses productions et remixes ont déjà séduit les labels Comade, Amazing, Phobos, Supdub, Sensum, Myself, Moonplay, Frequenza et Refused! Après trois premières collaborations remarquées avec Swann, il s’est attaché, cette fois, au remix de Greedy. Voici comment il décrit son processus de recréation: «Normalement, je travaille sur un fond composé d’une batterie et de percussions et sur la basse. Je cherche alors la partie narrative, interprétée ici par deux arpégiateurs. Ces arpégiateurs font onduler un chemin au fil du track et font voyager l’auditeur à travers toute l’histoire. En complément, j’ai ajouté un pad et un synthé pour apporter d’autres aspects.»

Alors que ses productions sont généralement plus sombres, ce remix s’avère très profond, mélodique et hypnotique, un style plutôt inhabituel pour John Haden: «Même si c’est plus mélodique que ce que l’on peut attendre de moi, j’ai essayé de rester dans mon atmosphère de prédilection. J’ai exprimé cette intention en ajoutant un élément inquiétant matérialisé par un synthé bruyant. L’original étant plutôt minimaliste, je m’en suis inspiré pour proposer quelque chose de plus deep et mélodique avec une légère touche menaçante. D’une manière générale, j’estime que les moments de silence, d’incompréhension et de tristesse véhiculent leur propre beauté. Ma musique est dédiée à ces moments. Pour autant, ce n’est pas du tout une raison pour moi de produire une musique obscure. Je crois que les approches plus sombres portent en elles une forme de beauté. Une belle obscurité, c’est ce que je cherche à atteindre!»

Cela étant, ce remix signerait-il le début d’une nouvelle ère pour le Suisse? «En fait, j’ai produit six versions de ce remix avant de parvenir à la version finale. Normalement, je suis assez sûr de moi en studio, mais pas cette fois. La première version était plus brute et sombre, mais il ne me semblait pas bon. Quelque chose a vraiment changé en moi: je me suis rendu compte que j’avais envie de m’exprimer avec une plus grande qualité musicale. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi, mais j’ai senti que j’avais besoin de changer quelque chose dans mon son. Donc, oui, pour moi, c’est peut-être le début d’une nouvelle phase!»

 

Il ne vous reste plus qu’à écouter ou réécouter ce remix, playlisté en «Premiere» par Sweet Melodic.